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Bonjour, merci de privilégier les scénarios, les personnages MASCULINS. Les groupes : ♪ Fuck off ♪ Footballer ♪ Look at me ♪ Personnel ♪ sont à privilégier merci !

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 Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël

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MessageSujet: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Lun 2 Jan - 20:56



J’ai l’impression que ça fait une éternité que j’ai quitté l’Arizona pour arriver ici à Los Angeles, en fait non pas du tout. Il y a un mois et demi j’étais encore là-bas, dans notre appartement avec ma petite femme, Marie, on vivait heureux tous les deux et il fallait avouer que, malgré des petits bas parmi les hauts, on était super heureux. Mais pour gâcher ça monumentalement, il a fallu qu’on me propose un super boulot dans une chocolaterie très réputée à Los Angeles, autant dire le bout du monde. Pourtant j’ai accepté la proposition directement, en pensant que l’idée serait super et qu’on partirait tous les deux là-bas pour une nouvelle vie. Et puis au pire des cas ce n’était que pour un an ou un an et demi, il me semblait que c’était faisable. Mais c’était sans compter sur la réaction de Marie qui n’a pas partagé mon enthousiasme, je ne lui en ai jamais voulu pour cette décision et à vrai dire je m’en veux plutôt à moi-même de ne pas avoir pensé à elle, à son attachement à sa sœur, à sa famille, ça paraissait évident.

Me voilà donc maintenant dans une jolie maison beaucoup trop grande pour moi, trouvée par mon patron quand il pensait encore qu’on vivrait à deux dedans. C’est stupide mais j’espère toujours que, quelque part, Marie revienne vivre avec moi, qu’elle change sa décision. Pour moi, ce n’est pas terminé entre nous deux parce qu’on a vécu tellement de trucs ensemble, ça faisait deux ans qu’on était ensemble et tout se passait à merveille, je ne crois pas qu’un truc si futile puisse nous séparer. Mais je me voile sûrement la face, après tout elle m’a quittée maintenant et je suis seul ici.

Seulement, il y a quelques jours, je reçus un message de sa part, elle me demandait si elle pouvait passer chez moi. « Chez moi », et dire qu’il y a quelques semaines c’était « chez nous »... Mais peu importe, j’aurais du être blasée qu’elle me recontacte après m’avoir largué du jour au lendemain, mais mon stupide cerveau s’embruma directement et l’imagina arriver et qu’on retombe dans les bras l’un de l’autre. Conneries. Jamais ça n’arriverait, elle ne voudrait pas rester chez moi et elle repartirait après qu’on se soit gentiment fait la bise. C’était peut-être nul mais j’étais quand même super heureux. Une petite semaine plus tard elle m’avait réécrit un sms en me demandant si elle pouvait venir le lendemain et j’avais immédiatement accepté. J’avais remis mon portable dans ma poche et je m’étais mis à faire du rangement chez moi ce qui m’avait pris la journée au final. Je jetai un coup d’œil partout en m’insultant intérieurement en voyant toutes les bougies que j’avais sorties, il n’y avait plus beaucoup de raison d’être romantique maintenant.

Le lendemain, en direction de notre lieu de rendez-vous.

Mon cœur battait à la chamade comme un gamin pressé de retrouver son amoureuse. Sauf que je n’étais plus un gamin et qu’elle n’était plus amoureuse de moi. Nous avions rendez-vous à onze heure, au café qui n’était pas loin de chez moi, je décidai d’y aller à pied ce qui allait me prendre facilement vingt bonne minutes mais j’avais besoin de ça pour me préparer psychologiquement. Arrivé près du café je m’installais à l’intérieur près de la fenêtre, comme on faisait d’habitude et ça me permit par la même occasion de garder un œil sur la route. Je ne mis pas trois secondes à la reconnaître parmi la foule. C’était affolant comme elle était belle si bien que j’eus un gros pincement au cœur en pensant que j’allais seulement pouvoir lui faire une bise dans quelques minutes, et c’est effectivement ce qu’il se passa, mais je m’autorisais aussi à la serrer dans mes bras.

_ Salut toi... Tu vas bien ma..rie ?

Merde quel abruti ! J’avais bien failli l’appeler « ma chérie », heureusement que son prénom commençait pareil, mais il allait sérieusement que je fasse gaffe à ça. Moi qui avait imaginé pendant des heures et des heures ce moment et la quantité de choses qu’on aurait à se dire, finalement l’ambiance avait l’air un peu tendue. Je l’invitai à s’asseoir et interpellai un serveur à qui je commandai un mocaccino.

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MessageSujet: Re: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Lun 2 Jan - 21:23



Ils s'étaient parlé par sms pour se donner rendez-vous. La jeune femme allait revoir l'être aimé dans quelques instants et elle devrait lui révéler quelque chose qui la tenait à cœur. Dans le taxi qui l'amenait à un café près de chez Maël elle touchait son ventre qui se bombait un peu déjà. Elle avait les larmes aux yeux en sentant la pression monter. Chaque mètre que roulait la voiture ne faisait qu'augmenter l'angoisse qu'avait la jeune Marie. Le chauffeur de taxi qui regardait depuis quelques temps son rétroviseur demanda alors « Quelque chose qui n'va pas m'dame ? ». La jeune maman essuya ses yeux d'où coulaint un peu de mascara. Elle répondit la voix un peu tremblante « Oh si... Vous savez, c'est toujours dur d'annoncer quelque chose d'important à une personne que vous aimez ! » Le chauffeur était songeur, mais Marie était sûre qu'il avait comprit. « Vous savez, si c'monsieur vous aime vraiment il acceptera le p'tit bidon que vous avez ! » Elle n'était pas étonnée qu'il l'avait remarqué, maintenant si on portait son attention dessus, on voyait bien qu'elle avait un peu grossis. Pourtant, dans son entourage seuls sa mère, son docteur et sa petite sœur étaient au courant. Elle souffla un merci au conducteur.
La voiture venait de s'arrêter. Elle prit une grande respiration avant de sortir après avoir payé le gentil monsieur. Celui-ci lui souhaita bonne chance et cela l'encouragea beaucoup. Elle commençait à marcher dans la foule, chaque pas étaient comme chaque mètres, fait par le chauffeur auparavant, son cœur battait sans cesse. Au bout d'un moment elle l'aperçut à travers la vitre, lui ne l'avait pas encore vu apparemment et tout à coup elle douta. Devait-elle vraiment lui dire ? Bien sûr ça serait mieux pour le bébé, de toute façon elle ne savait même pas s'ils allaient le garder... Et puis le revoir, saurait-elle résister à son charme ? A ne pas vouloir l'embrasser dès qu'elle verrait son visage ? Elle prit une grande inspiration et se dit que ça devrait aller. Elle toucha son ventre encore une fois, le caressant tendrement.
Plus les secondes s'écoulaient, plus au fond elle aimait cet enfant dans son ventre. Elle ne le sentait pas encore bouger, mais sachant qu'il était là avec elle lui rendait confiance en elle. Marie entra dans le café, il était là à quelques mètres même pas. Son cœur battait de plus en fort, un peu comme quand on veut faire une attraction à sensation et que plus on s'approche de l'immense machine, on prend tout en compte et cela nous fait peur, mais on est tellement déterminé qu'on veut le faire quand même. C'était ça qu'elle ressentait, de la peur même si elle était déterminée. Enfin ils se firent la bise, son parfum lui monta au nez lui rappelant tous ces moments romantiques où ils s'étaient endormis dans les bras l'un de l'autre.
Cela lui faisait du bien de sentir la chaleur de son corps contre elle, Marie se sentait aux anges et quand ils durent se quitter elle ressentie comme un pincement au cœur. « Salut toi... Tu vas bien ma..rie ? » Sa voix qui lui avait tellement manqué, elle ressemblait bizarrement au chocolat, doux, sucré à en vouloir encore et encore. Elle voulut lui répondre : oui ça va, malgré les vomissements, les vertiges... ah tu sais ! Je suis enceinte ! Mais elle se contenta de dire : « oui très bien et toi ? ». Elle se forçait à sourire, non ça n'allait pas, il lui manquait affreusement. C'était une douleur constante dans la poitrine ravivé aujourd'hui à le voir en face. Elle se demandait s'il avait remarqué sa prise de poids avant d'entamer la conversation : « Alors... Tu te plais ici ? » Elle aurait voulu lui dire : sans moi, sans mon amour à tes côté, tu me manques Maël... Tellement. Oui, cela se voyait surement sur son visage les cris qu'elle lui laissait : « TU ME MANQUES !!! »
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MessageSujet: Re: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Lun 2 Jan - 22:37

C’est fou comme il peut être simple de vivre avec une personne pendant presque deux ans en toute simplicité et qu’après quelques semaines, l’ambiance soit comme elle l’était là. Quand on vivait ensemble Marie et moi, on avait des délires tout pourris tous les deux, on parlait de tout et de rien, parfois jusqu’à des heures pas possible, même après des mois de vies communes on trouvait des choses à se dire jusqu’à cinq heures du matin parfois. Et puis nos silences n’avaient jamais été aussi pesants, là on avait du le supporter pendant à peine trente secondes et on voyait bien qu’il y avait un souci quelque part. Le problème venait sûrement en parti du fait qu’on avait jamais parlé clairement de notre séparation, à vrai dire les rares fois où je m’étais autorisé à y penser je me disais que c’était elle qui m’avait quitté. En fait on en savait rien, elle n’avait pas voulu me suivre mais c’était totalement légitime et je n’avais pas à lui balancer ça comme un bombe un beau jours. Elle avait sa petite sœur à laquelle elle était très attachée, d’ailleurs elle me manquait beaucoup elle aussi, la première fois qu’elle me l’avait présentée elle avait beaucoup appréhendé ma réaction mais on avait tout de suite accroché, c’était une fille adorable...

Aujourd’hui on était là, face à face, à essayer de trouver de quoi parler après quelques semaines de séparation, une séparation qui n’aurait pas eu lieu sans ça. Je voulais juste la serrer dans mes bras et l’embrasser pour l’instant, c’était trop dur de l’avoir face à moi sans rien pouvoir faire. Marie me demanda si j’allais bien et spontanément je voulais répondre non, mais à cette question on répond toujours oui, solution de facilité je suppose. Seulement sa deuxième question allait être beaucoup moins facile à esquiver. Si je me plaisais ici ? Non bien sûr que non, la seule chose bien c’était mon boulot, tout le reste c’était nul. Ma maison était tellement grande que je déprimais tout seul quand j’y étais, je ne connaissais pas grand monde ici à part quelques potes que je m’étais fait en soirée, et puis elle n’était pas là et ce seul petit élément faisait de la vie ici une calamité insupportable. Seulement je n’allais pas lui dire ça, passer pour le gros déprimé de service c’était pas mon truc.

« Ça se passe pas trop mal, le boulot est vachement sympa, et puis j’ai fait quelques rencontres... pas des filles hein ! » précisais-je rapidement.

Fallait vraiment être con pour faire ce genre de précision à son ex. Je baissais rapidement la tête vers mon café et remuais avant d’ajouter un sucre. Les quelques secondes qui suivirent me firent potasser les débilités que je venais de dire et d’un coup, les mots sortirent carrément tous seuls, c’était ce que je pensais mais je n’avais pas du tout l’intention de lui balancer ça comme ça et maintenant.

« Mais tu me manques Marie... Enfin j’veux dire.. tu verrais la maison que mon patron a trouvé, elle aurait été super... »

Je levai timidement les yeux vers elle pour voir comment elle allait réagir à ça, c’était quand même bête de lui avoir dit ça maintenant, il aurait mieux valu que je me fasse une raison et qu’on en parle même pas parce que la conversation tournait légèrement au gênant maintenant. En la regardant très attentivement pour la première fois depuis qu’elle était arrivée je constatai que sous ses yeux – qui étaient terriblement magnifiques – il y avait de légères traces noires, comme du maquillage qui avait coulé, comme si elle avait pleuré. Mais pourquoi elle aurait pleuré ? J’espérais que ce n’était pas le fait de me revoir qui la rendait triste. Mais à la réflexion, c’était elle qui m’avait contactée, c’est elle qui avait décidé qu’on se voit, d’ailleurs il y avait une raison à ça et je ne m’en souvenais que maintenant, elle m’avait bien dit qu’elle avait quelque chose de précis à me dire...

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MessageSujet: Re: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Mar 3 Jan - 20:59



Le plus dur dans une relation qui a duré deux ans comme celle de Marie c'est quand tout se finit. Combien de fois on l'avait retrouvé par terre, mouchoir à la main, gémissant l'être aimé. Il lui avait seulement fallut une remarque, une blague pourrie, même une certaine luminosité pour lui faire penser à lui. C'était presque devenu un démon et elle en portait son enfant, sa progéniture. Tout d'abord, elle l'avait détesté, le bébé pas lui, le lien qui la rattachait encore à Maël. Puis elle l'avait vu autrement, avec le temps. En si peu de temps tout avait changé, un mois, jour pour jours.
Le plus dur quand une relation que ce soit amitié ou amour qui se termine c'est les heures après. On voit tout d'un regard différent, on se dit : « et s'il avait été là ça aurait fait quoi ce que je suis en train de faire ? ». On regarde le ciel et malgré le fait de savoir que peu importe on regardera le même, il a changé, il devient noir. La chaleur du soleil contre la peau devient progressivement comme des couteaux qui se plantent, comme la solitude d'ailleurs. Tout est bouleversé dans lors de la fin d'une relation. Les messages qu'on envoyait habituellement sont perdus à jamais, les messages que l'on aime bien relire nous font pleurer. Le pire ce doit surement être les photos où souvent les deux personnes font de grands sourires ou encore les fous et quand on les regarde en prenant du recul on se dit que c'était vraiment mieux en ce temps-là. On bouscule toutes les habitudes et ce doit être cela qui fait vraiment mal, le fait d'être perdu dans son propre monde.
Marie était devant lui, après avoir ressentit son parfum qui était déjà un choc dans l'esprit de la jeune femme, voilà maintenant sa voix. Elle se rappelait de son rire comme si cela faisait seulement un jour qu'ils s'étaient quittés, elle voulait le voir sourire, le voir sauter de joie en la voyant, ou seulement qu'il lui fasse remarquer qu'il l'aime encore. Après lui avoir posé des questions sur son séjour ici il lui répondit : « Ça se passe pas trop mal, le boulot est vachement sympa, et puis j'ai fait quelques rencontres... pas des filles hein ! » Elle sourit intérieurement de cette remarque, son cœur, elle ressentait de la chaleur au niveau de son ventre, mais ce n'était pas le bébé. Elle le regardait droit dans ses yeux chocolats/ambre se rappelant combien de temps elle avait pu passer du temps à les contempler. Elle sourie à ce souvenir. Cependant, sentie une pointe de jalousie à toutes les filles qu'il aurait pu trouver ici, il y avait beaucoup mieux qu'elle et elle le savait. Surtout ici à Los Angeles. Il y avait ici des filles comme dans les magazines et quelque part elle était heureuse qu'il n'ait pas craqué sur l'unes d'elles. Elle lui dit sincère : « Je t'avoue que j'en t'aurais voulu si tu avais craqué si vite » Elle disait vrai, si elle avait su aujourd'hui et maintenant qu'il aurait déjà eu une nouvelle copine elle l'aurait d'abord giflé, aurait balancé qu'il était père et serait partie aussi vite qu'elle était venue.
Moment de confidence ou non il lui dit les mots suivants : « Mais tu me manques Marie... Enfin j'veux dire.. tu verrais la maison que mon patron a trouvé, elle aurait été super... » Elle ouvrait grand les yeux et elle imaginait : elle, lui, leur enfant dans cette maison qui apparemment avait été prise pour deux. Une larme visible coula sur sa joue, un si beau rêve qui pouvait être réalisable si les deux personnes le voulaient. Lors des premiers mots de son ancien amour, elle se pinça discrètement pour savoir si elle dormait, mais non. C'étaient les mots qu'elle avait toujours voulu entendre, même si ce n'étaient pas ses favoris. Elle aurait bien entendu préférer les trois mots les plus beaux au monde de sortir de sa bouche. Pourtant, elle commença aussi à déballer ce qu'elle ressentait, en restant néanmoins distante, les douleurs ne s'éteignaient pas d'un coup. « Maël... Toi aussi tu me manques si tu savais, c'est comme un poignard dans ton cœur, comme dans mon ventre qui ne trouve pas la bonne position pour arrêter de te faire mal... » Elle le regardait, la métaphore n'était pas très claire, mais c'était ce qu'elle ressentait. Quelque chose de constant avec des pics de douleurs selon les moments, les endroits... Enfin elle se rappela pourquoi elle avait tant voulu le voir, la vraie raison, pas celle qu'elle avait dit à sa mère et sa sœur, non. Pour tout simplement le revoir et savoir s'il l'aimait encore. Elle voulait à ce moment-là se lever de cette table qui les séparait et l'embrasser, passionnément, tendrement, comme avant.
Pourtant, elle se contenta de dire : « Je t'ai fait amener ici pour une raison... » Elle respirait un bon coup, et touchait son ventre pour se donner du courage, avait-il remarqué ce geste ? « Humm... Je ne sais pas par où commencer, c'est vrai qu'un café n'est pas très classe pour te dire la nouvelle... » Elle regardait autour d'elle, allait-elle se lever et montrer son petit bidon comme elle l'avait imaginé ? Presque personne n'était là, même si cela devait être des heures de pointes. Elle se mordillait la lèvre depuis un moment, dans ses réflexions. « Humm... Tu me diras ce que tu penses par rapport à la gravité de la situation » Elle se leva, ses jambes lui paraissaient molles, comme des marshmallows, mais ce petit bout de femme était déterminée. Devant lui, elle se dit que son idée était idiote, elle n'allait pas montrer ses seins à tout le monde ! Cependant, elle trouva une alternative. Comme avant Marie lui prit la main, sauf que cette fois-ci ce n'était pas pour s'amuser avec ses veines bleues qui se voyaient, ni pour garder sa main dans la sienne, mais pour la lui poser contre son ventre alors qu'elle fermait les yeux. Le message était-il passé ?
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MessageSujet: Re: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Mar 3 Jan - 22:09



Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’en ayant Marie en face de moi, nos moments les plus géniaux me revienne soudainement en mémoire, comme pour contraster avec le moment qu’on vivait à présent. Je me souvenais de nous deux, quand on rigolait ensemble, les soirées qu’on passait tous les deux devant la télé, enlacés, sans se poser de questions sur notre avenir. On avait toujours vécu au jour le jour, plus ou moins évidemment, c’était aussi une raison pour laquelle j’avais envisagé comme une bonne idée ce changement soudain de vie qui s’était révélé une catastrophe, ça avait tout cassé. Pourtant, malgré tout ça, malgré le fait que je savais pertinemment que notre relation était bel et bien terminée, je vivais ce petit rendez-vous comme un espoir pour nous, je réalisais que j’étais presque en train d’espérer que ça allait repartir. Et la chose qu’elle allait m’annoncer, je m’imaginais que c’était peut-être qu’elle avait changé d’avis et qu’elle voulait finalement venir vivre ici avec moi. Cette idée s’installa dans mon esprit comme une lueur d’espoir idiote et irréalisable, contredite par la tension qu’il y avait entre nous deux et par la tristesse que je pouvais lire dans les yeux de Marie. Je ne savais même pas comment j’avais fait pour résister, pour ne pas me lever et aller la serrer dans mes bras, pour l’embrasser... La conversation commença à s’enclencher finalement, on parlait de ma vie ici, des gens que j’avais rencontrés et des filles que je n’avais pas fréquenté, Marie m’avoua qu’elle m’en aurait voulu si je m’étais recasé si rapidement et cette information fit légèrement bondir mon cœur. Elle avait l’air un peu jalouse et ça me fit sourire sur le coup, parce qu’après tout quand on est jaloux, c’est qu’il reste des sentiments non ? Et puis franchement, je ne vois pas du tout comment ni pourquoi j’aurais pu ou voulu trouver quelqu’un d’autre, les seules personnes que j’avais trouvées ici étaient des gens à qui je m’étais confié sur ma vie et sur le fait principal que Marie me manquait, ce n’était sûrement pas très attirant pour une fille de fréquenter un mec qui ne parle que de son ex. Et les mecs que j’avais rencontrés avaient pour but principal de me la faire oublier ce qui était peine perdue, mais je ne disais rien et les laissaient faire.

« Et moi je t’avoue que j’étais pas du tout le bon candidat pour me trouver quelqu’un d’autre. » grimaçais-je.

C’était bizarre de parler de « quelqu’un d’autre » en présence de Marie, pour moi elle n’était pas mon passé, elle faisait parti de mon présent du moins dans mon esprit. Elle était là devant moi, elle avait toujours été présente dans mon esprit pendant ces quelques semaines et elle n’avait jamais quitté mon cœur, pas de place pour « quelqu’un d’autre » donc. Lorsque j’évoquais la maison, je la vis faire une tête un peu bizarre et je commençais à me demander si ce n’était pas une erreur de lui parler de ça, de nous deux et de la façon dont on aurait pu vivre dans cette maison qui aurait plus jolie avec elle aussi à l’intérieur. C’est vrai qu’on aurait été bien tous les deux, il y avait trop de place pour moi tout seul si bien que je ne vivais que dans la chambre et de la cuisine globalement... En voyant une larme couler sur sa joue je ne pus m’empêcher de m’insulter intérieurement d’avoir sorti un truc comme ça devant elle, c’était le genre de chose que je pensais tout bas d’habitude, je ne voulais surtout pas la faire pleurer.

« Pleure pas... Pourquoi tu pleures ? Excuse moi j’aurais pas du dire ça... »

Si plus tôt dans la journée on m’avait dit que la conversation allait prendre cette tournure, je n’y aurais probablement pas cru. Marie me déballa ensuite quelque chose que je n’aurais plus jamais espéré entendre, elle me dit que je lui manquais, elle avait l’air de souffrir de notre séparation, vraiment, et encore actuellement. C’était une sensation vraiment bizarre, la voir triste comme elle avait l’air de l’être m’était insupportable mais en même temps ça ressemblait à de l’amour et c’était la seule chose dont j’avais besoin ; qu’elle m’aime encore. J’allais donc mal et bien à la fois, j’étais sur un nuage mais un nuage gris. Suite à ses déclarations j’aurais aimé ajouter quelque chose mais j’étais légèrement atterré et le temps que je réfléchisse à ce que j’allais dire, elle me parla de la raison qui nous amenait tous les deux ici, à savoir la chose qu’elle tenait tant à me dire. Mon idée qu’elle voulait venir vivre avec moi me revint à l’esprit et devint presque réaliste pendant quelques secondes. Maintenant j’attendais juste, je ne voulais pas l’interrompre. Je la vis porter sa main à son ventre et pensait à ce qu’elle m’avait dit tout à l’heure, sa métaphore sur la façon dont elle souffrait. Elle marqua une pause.

« Je t’écoute... » l’encourageais-je.

Après une autre pause un peu plus longue cette fois et un mordillage de lèvre adorable elle recommença à parler et sa phrase m’inquiéta, selon elle la situation avait l’air grave et sans savoir vraiment pourquoi, je pensais à sa petite sœur en espérant de tout cœur qu’il ne lui était rien arrivé. Pour qu’elle ait l’air si triste, c’était sûrement quelque chose comme ça, une mauvaise nouvelle. Finalement et sans que j’aie le temps de comprendre pourquoi, Marie se leva. Je la suivi des yeux machinalement en commençant à ouvrir la bouche pour lui demander de ne pas partir mais elle m’interrompit d’un simple geste. Sa main attrapa la mienne, ce qui me prit de court, sa peau était exactement comme dans mes souvenirs, et alla la poser tout doucement sur son ventre ce qui me laissa perplexe pendant une dizaine de seconde. Puis une idée envahit mon esprit cette fois très très rapidement. Des images vues et revues dans les films arrivèrent jusqu’à mon cerveau, la main d’un homme posée sur le ventre d’une femme, c’était pour la même raison, dans tous les scénarios... C’était informulable, même mentalement. Mes yeux se levèrent automatiquement pour retrouver les siens et l’explication qui irait avec, mais elle les avait clôs ce qui me donna la possibilité de réfléchir à toute vitesse à comment je devais réagir. D’abord il fallait être sûr, il fallait qu’elle me le confirme.

« Est-ce que... enfin... tu es... tu es enceinte ? »

Un léger hochement de tête de sa part me paralysa presque. Soit mon cœur s'était arrêté, soit il était remonté dans mon cerveau parce que je le sentais tambouriner violemment au point que j'en avais presque la tête qui tournait. Pour le coup mon visage avait perdu toute expression et le seul mouvement dont je fus capable était d'entre ouvrir la bouche. J'avais bien entendu sa phrase, je l'avais comprise aussi, mais ça n'arrivait pas à avoir un sens tellement ça me perturbait. C'était impossible, invraisemblable, inconcevable... et pourtant même en répétant ces mots dans ma tête c'était bien clair. Ma réaction était toujours indescriptible parce que tout simplement je ne savais pas quoi dire ni faire, j'étais figé et j'attendais simplement de pouvoir trouver quelque chose à dire.

« Mais.. ça fait combien de temps ? » demandais-je, la voix pas du tout assurée.

C’était terriblement lâche et je le savais très bien, mais c’était aussi un moyen détourné de savoir s’il s’était passé des choses pendant mon absence... J’avais totalement confiance en elle pourtant, je savais qu’elle n’était pas comme ça, mais ses larmes et son visage triste ne me rassuraient pas. Ma main était toujours posée sur son ventre qui était effectivement peut-être un peu plus rebondi qu’avant, un tout petit peu, il fallait le savoir pour le voir, si j’avais fait attention j’aurais peut-être même remarqué avant. Je me doutais que la chose microscopique qui grandissait dans son ventre était de moi, je le savais malgré tout, parce qu’elle ne m’aurait pas annoncé ça de cette manière sinon. Jamais de ma vie je n’avais été aussi perdu, j’étais tellement sous le choc qu’aucune parole intelligente ne se décidait à sortir de ma bouche, je n’arrivais même pas à décoller ma main de son ventre. En deux ans de relation, on avait jamais parlé sérieusement de faire un enfant tous les deux, je pense qu’on se disait qu’on avait du temps devant nous, largement, qu’on en parlerait en temps voulu, mais là on avait pas eu le temps de se préparer.

« ...Je sais pas du tout quoi te dire... » avouais-je. « Qu’est-ce que tu veux faire.. ? »



Dernière édition par Maël L. Dever le Mer 4 Jan - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Mer 4 Jan - 21:48



Le jour où elle avait su qu'elle portait en elle la progéniture de celui qu'elle aimait, mais qui était partit elle s'était posée pas mal de questions. Toujours en se demandant si le destin voulait les réunir en fin de compte, si c'était pour qu'elle vienne ici et se rende compte de ce qu'elle loupe. Peut-être, en tout cas elle avait beaucoup souffert et les nausées suivantes elle avait un peu maudit Maël en lui en voulant aussi un minimum. Cependant, elle n'était pas allée voir les infirmiers pour retirer cet enfant. Non, elle avait plutôt pleuré, en se demandant ce qu'elle allait faire. C'était quand même le seul lien qui lui restait avec lui et elle ne voulait pas le perdre. Puis elle avait commencé à l'aimer, si bien qu'elle se trouvait ici pour apprendre la nouvelle au père. Cependant, la conversation avait tourné sur le sujet des rencontres : « Et moi je t'avoue que j'étais pas du tout le bon candidat pour me trouver quelqu'un d'autre. » lui disait Maël. Elle lui sourit « Pour moi tu l'es toujours... » Puis elle regretta en partie ce qu'elle venait de prononcer, elle s'en voulait elle venait de lui dire certes pas clairement avec les bons qu'elle l'aimait toujours. Marie souhaitait prendre la main de Maël et se gifler avec. Puis vint l'histoire de cette maison, où elle s'imaginait déjà avec le petit beau monde. Mais Marie ne pouvait se le permettre, ses revenues ici étaient insuffisant, si bien qu'elle se retrouvait dans un studio en mauvais état. Une larme coulait sur sa joue. « Pleure pas... Pourquoi tu pleures ? Excuse moi j'aurais pas du dire ça... » Elle sécha du revers de la main la petite goutte d'eau et lui répondit avec un triste sourire : « Oh c'est juste que tu as de la chance toi... Moi pour le moment je vis dans un très petit studio. Comme quoi... » Elle se dit soudain qu'elle ne faisait que se plaindre et elle s'en voulait pour ça. Bien sûre elle aurait aimé qu'il lui propose de venir chez elle, mais ce n'allait pas être le cas. Qui voudrait d'elle avec tous ses défauts et en plus maintenant en cloque ! Le temps passait comme la discussion qui arriva au moment fatidique : la révélation. Marie avait choisi un moment poétique qui semblait faire son effet puisque tout de suite Maël lui avait demandé : « Est-ce que... enfin... tu es... tu es enceinte ? » Elle avait hoché la tête, cette tête qui lui semblait lourde comme du plomb. Elle sentait les mains de Maël, chaudes, qui commençaient à caresser doucement son ventre comme s'il l'acceptait et qu'ils allaient rentrer ensemble chez lui pour bâtir une vie de famille. Cependant, ce n'était pas le cas et Maël lui posait déjà des questions : « Mais.. ça fait combine de temps ? » La jeune femme ouvrit les yeux et les plongeaient dans ceux de Maël. « Un mois, jours pour jours Maël... » Elle voulait lui sourire, lui dire que tout allait bien se passer, lui faire comprendre qu'elle l'aimait encore... Mais prise d'un vertige, surement due à être trop longtemps restée debout elle due s'asseoir sur ce qu'elle trouvait de plus proche, c'est-à-dires les jambes de Maël. Jamais, pendant cette opération il ne lâcha pas le ventre de la femme. Elle avait besoin d'un peu d'eau. Les serveurs les avaient déjà servit et elle bu toute sa boisson d'un seul coup. La question que posa ensuite celui qu'elle aimait après un long silence l'a prit de court. « ...Je sais pas du tout quoi te dire... Qu'est-ce que tu veux faire.. ? »
A ce moment-là, elle n'avait qu'une envie : s'enfuir en courant, rattraper un taxi et rentrer chez elle pleurer. Bien entendu qu'il ne voulait plus d'elle maintenant ! L'humiliation s'infiltrait dans le cœur de la jeune femme, elle retenu néanmoins une larme. Désormais dos à lui, mais toujours sur ses jambes elle cachait sa déception. Elle bégayait : « Je... Je... Je l'ai déjà gardé jusque là je pense que je pense encore tenir neuf mois... » Elle se releva trop vite et due se tenir à la table, l'humiliation avait laissé place à la colère, elle le regardait droit dans les yeux, cherchant quelque chose qu'elle ne trouvait pas. Il avait l'air perdu, mais cela ne lui empêcha pas de sortir : « Tu vois, tout ce que je voulais c'était que toi et moi on rentre ensemble ce soir, que tu me dises que tu serais là pour lui » elle désigna son ventre les larmes aux yeux « et pour moi ! Que cette fois tu ne me laisserais pas !» Elle se retournait déjà en colère, prenant ses affaires puis elle se retourna face à lui, elle s'en voulait encore plus de sa révélation : « Oublie Maël... Cela doit être les hormones qui me jouent des tours. » Elle voulait terminer par un « je t'aime » mais se retint. À la place elle lui décida de lui annoncer d'un ton plus doux tout en caressant son ventre : « Je garderais l'enfant, sache-le, le jour où tu voudras bien le voir, préviens moi je te ferais prendre contact avec lui... » Elle baissa la tête, non elle n'allait pas priver son enfant de son père, surtout si celui-ci voulait le voir ! Elle n'était pas un démon non plus, seulement maintenant une femme blessée par l'amour ...

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MessageSujet: Re: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Mer 4 Jan - 22:43



Notre conversation, qui au début avait eu un peu de mal à démarrer, était maintenant partie et prenait un tournant que je n’avais pas spécialement imaginé. En fait je n’avais strictement rien imaginé tellement ça semblait irréaliste que Marie ne revienne à moi, et même avant de la voir, en programmant notre rendez-vous, je ne m’y étais pas fait. Maintenant elle était devant moi, on discutait et pourtant ce n’était toujours pas clair, j’étais heureux et triste à la fois, seulement c’était un peu égoïste parce que je voyais bien qu’elle, elle n’avait pas l’air bien, donc par défaut j’aurais du être aussi mal qu’elle. Après avoir évoqué rapidement le sujet des éventuelles filles que j’aurais pu rencontrer, du moins c’est ce que semblait penser Marie, on passait à ma grande maison vide et, à contrario, de son petit studio, très petit même d’après elle. À ce moment-là je me retins fortement de lui proposer de nouveau de vivre avec moi, mais par peur d’essuyer un nouveau refus – et de passer pour un chieur qui insiste alors que la réponse a été on ne peut plus claire la première fois – je résistai. Pour le coup je passais plutôt pour un insensible et c’était pas mieux... Mais toutes ces sensations par lesquelles j’étais passé s’étaient évaporées en un dixième de seconde quand j’avais compris que Marie était enceinte, enceinte de moi... Pour le coup j’étais devenu légèrement pâle et j’avais aussi beaucoup flippé si bien que ma main qu’elle avait posée sur son ventre était restée collée, sans que je prenne bien conscience de ce qu’il y avait quelques centimètres en dessous. Pourtant, bizarrement, j’avais encore la faculté de parler et heureusement car ça débloquait la situation, au moins un tout petit peu, et Marie m’apprit qu’elle était enceinte d’un mois jour pour jour. Il y avait trois semaines que j’étais parti, ça confirmait la chose. La division cellulaire qui se transformait peu à peu en être humain dans son ventre était une petite partie de moi aussi. C’était.. trop bizarre. Je m’accordais encore quelques secondes de réflexion et c’est pendant ce temps que Marie me tomba dessus, elle avait du avoir un vertige ou quelque chose comme, déjà parce qu’elle était toute blanche d’un coup, et puis je ne pense pas qu’elle se serait assise sur mes genoux là maintenant en temps normal. À ma question de savoir ce qu’elle allait faire, elle me répondit relativement clairement qu’elle allait le garder.

« D’accord, c’est toi qui voit... » répondis-je d’une petite voix.

Je me rendis compte de ma maladresse en voyait son visage reprendre soudainement des couleurs pour passer du blanc au rouge. Quelle idée de lui demander ce qu’ELLE allait en faire ! Il fallait vraiment être le dernier des abrutis et un super lâche qui plus est ! Elle, elle avait eu le courage de venir à moi pour me l’annoncer en direct et moi j’avais le comportement d’un parfait débile qui refout tout sur le dos de sa copine – ou son ex, peu importe. Elle avait bien raison de s’énerver contre moi parce que si elle était là c’est qu’elle avait du penser que j’allais assumer, après tout, après deux ans de relation ce sont des choses qui arrivent, et la plupart du temps c’est même une bonne chose. Alors pourquoi ça tournait au drame avec nous ? Marie se releva et manqua de tomber de nouveau et m’incendia tout à coup en me balançant qu’elle avait espéré une autre réaction de ma part, la réaction normale d’un mec amoureux qui apprend qu’il va être papa. J’eus à peine le temps de commencer une phrase qu’elle enchaîna en me coupant la parole, pour me dire d’oublier ce qu’elle venait de dire. Et puis elle me dit ensuite qu’elle allait garder l’enfant et que, en gros, le jour où je serais plus un gamin, je pourrais revenir la voir. Là j’avais trop peur qu’elle finisse par carrément partir du café et me laisse en plan sans avoir eu le temps de sortir un seul mot intelligent. Parce que maintenant que je voyais qu’elle m’échappait de nouveau, j’avais plein de trucs à lui dire, moi aussi je voulais lui déballer mes sentiments, je voulais pas le perdre encore !

« Attends Marie calme toi ! D’abord je t’ai jamais laissé ! » commençais-je en réalisant que c’était pas du tout ce que je voulais dire parce qu’on s’en foutait royalement de savoir qui avait largué l’autre. « Non, déjà... désolé, c’est pas du tout ce que je voulais, j’aurais trop voulu que tu viennes avec moi, qu’on vive ensemble tous les deux, et puis quand j’ai vu la maison c’était encore pire, elle est super bien mais pour moi tout seul elle est vraiment naze. Je passe mes journées au boulot pour essayer de pas penser que je suis tout seul ici, tu me manques trop ! Et puis je sais bien qu’on avait jamais parlé d’avoir un enfant tous les deux mais ça change rien. Le jour où je veux le voir c’est maintenant, c’est pas dans dix ans ça sera trop tard. J’suis pas un connard ! »

J’avais balancé tout ça d’un coup sans réfléchir et après réflexion, je trouvais que c’était pas mal. Ça reflétait ce que je pensais, ce que je ressentais. Ça me faisait aussi réaliser qu’elle était super jolie quand elle était en colère, et aussi je remarquai que j’aurais bien aimé reposer ma main sur son ventre juste pour faire bien attention à la sensation que ça faisait sans le choc que j’avais ressenti tout à l’heure. Je voulais juste savoir ce que ça faisait d’avoir un bébé, notre bébé, juste séparé de moi par un peu de peau.

« Tu sais Marie, je sais que t’es super attachée à ta famille et qu’ils sont super loin d’ici, mais si tu veux venir vivre chez moi, ça sera toujours possible. Franchement je sais pas trop ce que ça donnerait moi comme père mais c’est peut-être possible d’essayer non ? »

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MessageSujet: Re: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Ven 10 Fév - 19:47



Elle avait mal, vraiment mal, un pincement au coeur comme lorsque l'on se rend compte que l'on a fait une connerie. Ce mal être qui nous prend tout entier en nous donnant l'impression qu'on va tomber parce que ce qu'on a fait n'est pas rattrapable. Que l'on ne pourra plus se regarder dans le miroir comme avant parce qu'on aura cette « crasse » sur le dos. Aux mots de Maël « D'accord, c'est toi qui voit... ». Elle se sentait tomber, mais ce n'était qu'intérieurement, car en faite elle ne bougeait pas. Elle était comme une statue et ses yeux ne voulaient plus se fermer. Marie ne savait plus comment parler, comment se faisait des phrases, comment on s'exprimait, puis ce fut la débandade des sentiments qui lui venaient au fur à mesure. « Tu vois, tout ce que je voulais c'était que toi et moi on rentre ensemble ce soir, que tu me dises que tu serais là pour lui... et pour moi ! Que cette fois tu ne me laisserais pas ! Oublie Maël... Cela doit être les hormones qui me jouent des tours. Je garderais l'enfant, sache-le, le jour où tu voudras bien le voir, préviens moi je te ferais prendre contact avec lui... » Elle pleurait elle n'en pouvait plus, tout ses souffrances accumulées jusqu'aujourd'hui semblait éclater à cet instant précis.
Qu'avait-elle cru ? Que quand il se verrait cela allait faire comme dans les films, une musique de Céline Dion, un coucher de soleil en plein hiver, les yeux dans les yeux à se courir au ralentit dans les bras l'un de l'autre ? Elle était naïve. En effet, elle avait toujours vécu dans les contes de fées avec Disney et les histoires qu'elle racontait à sa sœur. Mais pour elle Maël était et resterait son prince charmant. Sauf qu'en ce moment précis elle se rendit compte qu'elle l'avait perdu. Puis Maël prit la parole : « Attends Marie calme toi ! D'abord je t'ai jamais laissé ! » Elle recula d'un ou deux centimètres, en effet quelque part c'était elle qui avait mis fin à leur relation, mais cela restait néanmoins lui qui était parti autre part. Il se reprenait encore : « Non, déjà... désolé, c'est pas du tout ce que je voulais, j'aurais trop voulu que tu viennes avec moi, qu'on vive ensemble tous les deux, et puis quand j'ai vu la maison c'était encore pire, elle est super bien mais pour moi tout seul elle est vraiment naze. Je passe mes journées au boulot pour essayer de pas penser que je suis tout seul ici, tu me manques trop ! Et puis je sais bien qu'on avait jamais parlé d'avoir un enfant tous les deux mais ça change rien. Le jour où je veux le voir c'est maintenant, c'est pas dans dix ans ça sera trop tard. J'suis pas un connard ! » Son coeur battait la chamade, combien de fois s'était-elle endormi le soir des larmes sur l'oreiller en pensant à des paroles similaires ? Et là, ici et maintenant dans ce petit café cela se produisait en vrai. Marie avait beau se dire qu'elle aurait réagi de telle ou telle manière, rien y faisait, elle était là, immobile devant lui, ne pouvant même pas bouger un orteil. Un son sortit de sa gorge, mais la jeune n'avait pas assez de force pour prononcer un mot. « Tu sais Marie, je sais que t'es super attachée à ta famille et qu'ils sont super loin d'ici, mais si tu veux venir vivre chez moi, ça sera toujours possible. Franchement je sais pas trop ce que ça donnerait moi comme père mais c'est peut-être possible d'essayer non ? » La proposition l'a fit inconsciemment sourire, c'était tout ce qu'elle voulait : faire sa famille avec lui, l'homme de sa vie. Elle le regardait dans les yeux tendrement, comme avant, comme elle avait fait pendant ses deux ans de relation. Puis, elle pensa à sa famille, mais surtout à sa sœur, aux paroles qu'elle lui avait dit : « Pars ! Maël ! ». Elle voulait pleurer, mais se retint. Elle réussit à lui dire cependant : « On pourrait aller les voir de temps en temps ? Ma sœur... Ma famille... Notre famille ? » Cette question résonnait comme un oui, mais elle ne l'avait pas vraiment dit. Marie voyait déjà que le jeune homme réagissait aux mots qu'elle avait prononcé c'est pourquoi elle se permit d'ajouter après quelques brèves réflexions : « Parce que je ne pense pas que tu es les appels illimités, non ? ».
La jeune femme se rapprochait du père de son enfant, prenant sa main, la collant à sa joue. Son cœur avait beau battre la chamade, elle savait que ce n'était pas un mauvais pressentiment, mais seulement le bonheur. Voilà où était sa place, malgré les pleurs, les cris, les rages, les dépressions... à ses côtés. Le regard qu'elle portait à son homme était celui d'une femme comblée avec un message simple message : « Je t'aime »
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MessageSujet: Re: Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël   Dim 12 Fév - 20:51

C’était la conversation la plus flippante de ma vie. Savoir qu’on va devenir père, qui plus est le père du bébé qui est dans le ventre de son ex qu’on aime toujours sans savoir ce qu’elle pense de vous en retour. Cette conversation aurait pu tomber dans d’autres circonstances si on était toujours ensemble. Un matin elle aurait pu me réveiller avec un sourire avant de me l’annoncer comme une bonne nouvelle, on aurait été heureux tous les deux et on aurait pu.. commencer à chercher des prénoms ou un truc dans le genre peut-être... À la place de ça on avait commencé par être tristes tous les deux, et stressés un peu aussi, c’était pas comme ça que devait se faire l’annonce d’une grossesse entre des gens qui s’aiment, et pourtant c’était comme ça que ça c’était passé pour nous deux et finalement c’était bien quand même. Le truc le plus terrifiant du monde mais finalement c’était assez agréable une fois que l’information était passée. Ma pauvre Marie pleurait après qu’elle m’ait dit qu’il faudrait que je la prévienne le jour où je serais prêt et finalement je réussis à la faire sourire lorsqu’elle comprit que je ne voulais pas la laisser tomber, les laisser tomber même, tous les deux. J’avais fini par lui proposer de venir vivre avec moi ici, loin de tous ceux qu’elle aimait, c’était une situation traître parce que je ne voulais pas lui imposer ça, comme si il fallait absolument qu’elle reste avec moi pour que j’assume cet enfant. Mais ce n’était pas ça, si j’avais pu je serais directement retourné dans notre ville d’origine avec elle, mais mon boulot me retenait malheureusement ici. Sa seule requête pour le moment fut qu’on puisse retourner voir les siens régulièrement, comme lui refuser ?

« Bien sûr qu’on ira les voir, tous les week-ends même si tu veux ! ...Quoi que.. avec un bébé dans ton ventre tu pourras pas voyager longtemps, si ? J’y connais rien en bébé, j’vais être nul tu crois pas ? » dis-je avec une grimace d’appréhension.

Le mot « bébé » devenait bizarre à prononcer maintenant, si j’avais su que ça arriverait comme ça, si vite, et surtout maintenant, dans ces conditions qui auraient pu paraître défavorables au possible et qui finalement avaient été parfaites. Marie semblait un peu chamboulée aussi, elle avait du penser que je la laisserais partir sans réaction peut-être, ou que je l’aurais laissé tomber une seconde fois peut-être. Mais elle m’avait tendu une perche pour rattraper mon « abandon » et j’aurais été le dernier des abrutis si je ne l’avais pas saisie, hors de question de la perdre encore, la première fois avait été bien trop douloureuse. Cette fois on repartait pour une toute nouvelle aventure plus flippante que toutes les autres mais sûrement géniale. L’idée qu’on allait être parents commençait peu à peu à entrer dans ma tête... Ma chérie me coupa dans mes pensées en me demandant si j’avais les appels illimités, pour appeler sa famille.

« Non j’ai pas cette option, mais t’auras le droit de faire autant de hors forfait que tu auras envie ! Est-ce que ta famille est au courant pour... » je désignais son ventre, avec un sourire, pas trop capable de prononcer le mot une seconde fois « Et ta petite sœur ? »

Je la savais très proche de sa sœur et ça ne m’aurait pas étonné qu’elle lui dise en avant-première, même avant moi – au vu des circonstances du moment. Tout à coup je réalisais que j’avais une foule de questions à lui poser, j’allais peut-être attendre un peu mais c’était un peu compliqué là.

« Mais tu es enceinte de combien de temps ? T’as commencé à acheter des trucs ? Tu sais si c’est une fille ou un garçon ? »
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Retrouvailles difficiles ♦ Marie & Maël

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